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Société

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    A tous les Membres et Amis du Cercle de la Cathédrale: revenons sur le quinquenat et sur la situation économique de la France...

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    A tous les Membres et Amis du Cercle de la Cathédrale

     

    Dans le cadre des prochaines élections présidentielle et législative, il est utile de revenir sur le quinquennat de Messieurs Hollande, Ayrault, Valls et Macron,  sur la situation économique de la France, ses résultats et les programmes de gouvernement qui permettraient d’arrêter la terrible descente aux enfers : 480 milliards de dettes de plus en 5 ans.  Sur cette période la dette a augmenté de 28 %, la richesse nationale (PIB) de 5  %, le PIB marchand de 2 % et le chômage de 40 % ( catégories A, B, C ).

    Le constat est sans appel, surtout dans le contexte ultra favorable d’une création monétaire pharaonique et de taux d’intérêts négatifs par la BCE. Et même dans ce contexte, notre écart de compétitivité avec l’Allemagne a continué à se dégrader. A l’inverse de nos voisins, aucune réforme structurelle n’a été engagée. Qui va avoir la force, le calme, l’expérience, le courage et la constance, avec l’appui d’une majorité parlementaire solide, de réaliser ces réformes pour redresser la France ?  

     

    Pour aborder ces questions, le Cercle de la Cathédrale est heureux d'accueillir

     

    Norma SERPIN, Jean-Philippe MAURER et  Kaï LITTMANN

    le mercredi 12 avril 2017 à 19 H 30

    à l’Hôtel de la Cathédrale

    Place de la Cathédrale à Strasbourg

     

    Constats :

     

    1 - En 2016, notre déficit budgétaire a été de 77 milliards, le déficit du commerce extérieur de 48 milliards et l’augmentation du PIB  de seulement 24 milliards ( aux 2/3 due à l’augmentation de la dépense publique ! ).

    Sur cette même année, la création, ex nihilo, de 960 milliards € par la Banque Centrale Européenne avec des taux négatifs, nous a permis de continuer à vivre, comme si tout allait bien !

     

    Nous augmentons nos dettes et la dépense publique tout en bénéficiant de taux très bas, une situation qui échappe à la logique :

    l’incertitude est grande mais le risque est nul … car les taux qui valorisent le risque sont négatifs.  Résultat :  L’incertitude est grande mais les marchés boursiers sont au plus haut !

     

    2 - La dépense publique atteint 1 262 milliards sur un PIB de 2 205 à fin 2016 ( 57,2 % du PIB ). De plus, l’épargne des ménages ne suffisant pas à nos besoins de financement publics, la France fait appel aux marchés étrangers pour environ 400 milliards par an.

     

    3 - Si la dette était de 1 717 milliards en mars 2012 (sur un PIB de 2 091 ), elle pointe aujourd’hui à 2 197 milliards ( sur un PIB de 2 205 ), soit  99,6 % du PIB. Elle est, en outre, détenue à 64 % par des non-résidents autrement dit des fonds de pensions, assureurs ou fonds d'investissement étrangers ! Comment, dans ces conditions, oser proposer à l’Allemagne, la mutualisation des dettes de la zone euro, et bénéficier ainsi des taux qui lui sont réservés ?

     

    4 - Le chômage était une priorité affichée par le Président.

    La catégorie A est passée de 2 825 000 chômeurs en mars 2012 à 3 464 000 en mars 2017, et la somme globale des catégories A,B et C est passée  de 4 130 000 à 5 817 000 … soit une augmentation de 40 % !   

     

    - Quant à notre compétitivité, elle s’est terriblement dégradée : Aujourd’hui, pour un euro supplémentaire accordé à un salarié français, ce dernier achète 0,82 € de produits étrangers, soit 0,18 € de produits français. L’excédent commercial allemand est de 297 milliards quand nous sommes à -48  !

     

    5 - Target 2 :

    L’évolution du solde de la balance des paiements de l’Allemagne avec les autres États membres de la zone euro devient proprement alarmante. Target 2 a remplacé le marché des changes qui permettait de réajuster la valeur des monnaies avant l’arrivée de l’euro. Dans Target 2, l’excédent de la balance des paiements de l’Allemagne avec l’Italie est de 380 milliards, avec l’Espagne de 250, avec la Grèce de 110, avec la France de 90 et le rythme de croissance de ces excédents s’accélère :

    Faute d’être suffisamment compétitifs, les Pays du sud continuent inexorablement à se vider de leur substance au profit de la Banque centrale allemande qui engrange aujourd’hui plus de 800 milliards de créances douteuses ( 26 % du PIB ) … avec le risque de dégrader définitivement la solidité du bilan de la Bundesbank qui offre à des clients insolvables des facilités de paiement gagées sur des titres sans valeur !

     

    Or, pour les Allemands, le maintien de la valeur de la monnaie est un tabou politique, économique et moral. Lorsque l’euro était à 1,45, les excédents commerciaux allemands ne dépassaient pas 3 % du PIB, avec un euro à 1,05,  ils grimpent à 8 % !!!

    L’Allemagne a besoin d’un euro fort, alors que la France et les Pays du Sud ont besoin d’un euro faible. Le piège de l’euro est en train de se refermer sur l’Allemagne.

     

    6 - La BCE :

    Bien que cela soit très dangereux pour son bilan*, c’est la création monétaire mensuelle de 80 milliards qui permet  à la BCE de racheter les dettes émises par les Etats et les entreprises. Cet énorme afflux de liquidités a pour objectif de faire repartir l’investissement et la croissance, mais il fait surtout monter les marchés boursiers et l’immobilier. Au lieu de profiter de ces taux exceptionnels pour effectuer des réformes de fond, la France s’en sert pour combler ses déficits de fonctionnement. Il n’est plus possible de tergiverser, il faut prendre des mesures fortes et courageuses si nous voulons rester dans le zone euro.  

     

    7 -  Sur quelles bases redéfinir le périmètre de l’Etat,

    comment mener des réformes structurelles essentielles, difficiles et urgentes, avec quelles nouvelles majorités ‘‘de conviction’’  ou  ‘‘de parti’’,  comment améliorer notre compétitivité et notre commerce extérieur, réduire le déficit budgétaire et le chômage des jeunes, comment se rendre crédible pour réussir une Union politique et fiscale, une gouvernance économique appuyée par un vrai budget fédéral, avec le soutien des Allemands, si nous voulons éviter la fin d’une belle histoire, celle de l’Euro, celle d’une Europe Puissance, forte, autonome, libre de ses choix, de ses partenariats et de son avenir  ?

      

    Henri MATHIAN

     

    *  Avec cette création monétaire, la BCE achète des actifs de qualités diverses, alourdit dangereusement son bilan ( 3 700 milliards ) et diminue d’autant sa capacité d’intervention en cas de nouvelle crise souveraine ou bancaire.

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