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    Soutien à Claudine lespagnol (suite à pétition)...

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    Plus jamais ça !!!

    SOS EDUCATION (site)

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    Je vous écris pour vous informer des suites de la pétition de soutien à Claudine Lespagnol, professeur d'anglais au Lycée Jean-Lurçat à Paris, et pour vous indiquer comment vous pouvez continuer à agir.

    • Si vous n'avez pas encore signé, vous pouvez tout de suite cliquer :

    ici.

    Comme vous le savez, des élèves ont exigé de changer de professeur pour pouvoir continuer à téléphoner tranquillement en cours.
    Suite au refus de la direction à leur demande, signée par la quasi-totalité de la classe, un groupe d'élèves a envoyé à Claudine directement une lettre de menace qui se termine par :

     

    " S'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... ! 

    PS : le vole de la clé USB est bien fait pour vous, car vous pensez nous faire peur en disant que vous allez porter plainte. Mais sachez que nous ne céderons JAMAIS à vos menances. Si vous ripostez, CE SERA LA GUERRE GUERRE GUERRE CHAQUE LUNDI !!! "


    Si l'affaire a eu un retentissement immense à travers le pays – les 20 000 signatures que nous avons récoltées en 48 heures en témoignent - il est manifeste que la hiérarchie de l'Education nationale ne voit pas, ou ne veut pas voir, la gravité de la situation, et en tirer les conséquences. (C'est pourquoi il nous faut plus de signatures : signez en cliquant ici, et envoyez ce lien à vos amis, qui contient l'appel à pétition :

    http://www.soseducation.com/fichiers/Les_profs_ont_ils_des_droits_au_pays_des_droits_de_l_homme.html

    « C'est pas bien les enfants »

    L'Inspecteur d'Académie s'est déplacé lundi dernier – soit plus de quatre semaines après les faits – pour s'adresser à la classe et lui dire « combien ces faits sont inacceptables », tout en leur expliquant que « la sanction collective n'existe pas » et que rien ne sera donc fait contre eux.

    « Je leur ai dit combien la communauté éducative était solidaire de la professeure, combien leur action était inacceptable, inqualifiable, puérile, lâche, et que nous continuons à rechercher les auteurs de ces actions, pour autant que ce soit possible. » Maman, j'ai peur !

    Le ministre de l'Education Luc Chatel a promis mardi sur RTL d'envoyer sur place des « équipes mobiles de sécurité (…) pour procéder à une enquête et pour faire en sorte que les responsables de cette lettre injurieuse soient sanctionnés », ce qui confirme qu'ils ne l'ont donc pas été.

    Ce matin, nous avons téléphoné au lycée, qui nous a confirmé que la proviseur est toujours en congé maladie jusqu'à Noël, et que Claudine est en « formation ». Le proviseur-adjoint nous a néanmoins « autorisés » à faire un dépôt des 20 000 premières signatures à la loge, qui transmettra à Claudine Lespagnol (dépôt des pétitions dans son casier. Associez-vous à la démarche, si vous ne l'avez pas encore fait, en cliquant
    ici, et en demandant à vos amis de participer).

    L'inquiétante réaction des élèves... et de certains professeurs


    Voyant les médias reprendre cette affaire, les élèves de la TSTG2 commencent à s’exprimer. Mais leurs déclarations n’en restent pas moins surréalistes.

    « Les professeurs ont décidé de faire grève. Que ça ait pris autant de proportions, c’est un peu abusé ! », s’exclame l’un des élèves de Claudine sur le site du Parisien.

    Naïma qui est en terminale TSTG1, trouve, elle que ce n'était « pas bien méchant ».

     « Elle était trop sévère aussi. C'est vrai qu'on n'a pas le droit d'avoir les portables en cours. Mais un petit SMS de temps à autre çà ne dérange pas. Quoi, la prof aurait pu l'accepter… »

    • Enfin, un professeur du lycée s'est exprimé dans la presse, au nom de ses collègues, en déclarant :

     « Nous acceptons les décisions qui ont été prises. Les élèves, dès cette semaine, verront leurs cours assurés et ne seront pas dans la nature. Une cellule extérieure à l'établissement va prendre la classe en charge et décrypter avec elle les événements. L'enquête va se poursuivre et le professeur qui est un bon professeur à l'encontre de qui, il n'y a rien à redire, ne sera pas changé. Elle est fatiguée, choquée, a besoin de repos mais elle reprendra son travail dès qu'elle le voudra. Tous les élèves de cette classe ne sont pas partis prenante dans cette affaire. Ils sont deux ou trois tout au plus qui ont mené toute l'affaire. ».

    Bombe à retardement

    Si ce professeur en est si sûr, c'est qu'il a sa petite idée sur les coupables et on se demande pourquoi ils n'ont toujours pas été sanctionnés.

    Mais la réalité, c'est que chacun dans cette affaire dénie la réalité, pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités et sanctionner ces élèves comme ils le méritent.

    Pourquoi faudrait-il que d'autres professeurs encore se sacrifient pour « assurer les cours et faire en sorte que les élèves ne soient pas dans la nature » ?

    Leur « droit à l'éducation » implique-t-il que les professeurs soient réduits à l'état d'esclaves au service de petits maîtres irresponsables et tyranniques, qui peuvent leur cracher dessus sans arrière pensée ?

    D'ailleurs, si leur professeur craque, ce n'est pas de la faute des élèves, c'est parce qu'il « manque d'humour » ou qu'il « est fatigué ».


    Mais combien de temps ce cinéma va-t-il durer ?


    Car la vérité, c'est que la plupart des professeurs sont assis sur une BOMBE A RETARDEMENT.

    Des millions de jeunes sont en train d'arriver à l'âge adulte avec une conscience aigüe du « respect » que tout le monde leur doit, mais ils ont appris, eux, à s'essuyer les pieds sur des adultes dévoués, leurs professeurs, qui ne cherchaient qu'à les aider, et à les faire progresser, pour préparer leur avenir.

    Aucune amélioration de la situation n'est à attendre tant qu'on ne rendra pas aux professeurs tous les moyens réglementaires nécessaires pour se faire respecter.

    L'association SOS Education a publié dans Le Monde et Le Figaro, au mois d'octobre, une lettre ouverte au ministre de l'Education l'appelant à prendre huit mesures simples contre la violence à l'école.

    La priorité est de cesser de considérer la relation maître-élève comme une relation entre égaux.

    NON, les professeurs ne devraient pas avoir à se justifier chaque fois qu'ils décident de sanctionner un élève. Pas plus qu'un parent ne doit rassembler des preuves que son enfant a été insolent pour avoir le droit de lui mettre une fessée. Car ce type de sanction là n'est pas de la répression, mais bien au contraire de la PREVENTION, pour éviter aux enfants de commettre, plus tard, des fautes plus graves. C'est donc dans l'intérêt des élèves eux-mêmes que le professeur agit, il faut tout de même le rappeler.

    OUI, les professeurs doivent avoir le droit d'user de la palette la plus large possible de sanctions

    , selon ce qui leur semble adapté aux circonstances et à la personnalité de l'élève. Vouloir imposer un code, où à chaque acte correspond une sanction donnée, est un NON SENS EDUCATIF.

    Tel élève sera très sensible à une remontrance verbale devant toute la classe, tel autre ne comprendra rien tant qu'il ne se retrouvera pas à faire 20 tours de stade en courant un samedi matin d'hiver... L'Education nationale doit cesser de produire des circulaires réduisant sans cesse la latitude d'action des professeurs, qui sont confrontés à des défis de plus en plus aigus.

    Ceci n'est que le début bien sûr des demandes formulées par SOS Education. Une séance de travail a lieu au ministère de l'Education à ce sujet le 5 janvier prochain entre Aldric Boulangé, délégué général adjoint de SOS Education, et un membre du cabinet de Luc Chatel.


    Si vous souhaitez nous faire part de vos suggestions contre la violence à l'école, ou de vos commentaires sur nos huit propositions contre la violence à l'école, il vous suffit d'envoyer un courriel à contact@soseducation.com. Nous nous efforcerons de vous répondre le plus vite possible.

    Et encore une fois, merci de signer la pétition de soutien à Claudine si ce n'est pas encore fait, et de transmettre ce lien à vos amis : http://www.soseducation.com/fichiers/Les_profs_ont_ils_des_droits_au_pays_des_droits_de_l_homme.html


    Vincent Laarman
    Délégué général


    Le corps enseignant a lui aussi des droits. Continuez à faire circuler cette mobilisation en envoyant à tout votre carnet d’adresse l’appel de soutien « Les droits des professeurs valent-ils aussi… au pays des droits de l’homme ? ». Si vous ne l’avez pas encore fait, l'adresse se trouve ici.

    Certains professeurs ne perdent pas de temps à négocier avec les élèves : ils agissent. Regardez la vidéo
    ici :
     http://www.dailymotion.com/video/x6zuev_telephone-portableprof-clash-explos_newss

     

     

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