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    La culture du champignon aux Perrières ...

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    Communiqué de presse juillet 2017

    Mots clefs : troglodyte, Le Mystère des Faluns, scénographie, Doué-la-Fontaine, Saumur, Doué-en-Anjou

     

    Le Mystère des Faluns, né du génie des Hommes

    La scénographie du Mystère des Faluns est née au sein de monumentales caves cathédrales souterraines. C’est au cœur du 18ème siècle que des agriculteurs de Doué-la-Fontaine ont eu l’idée géniale de creuser ces caves aux ogives majestueuses dont certaines voûtes culminent à 20 mètres de hauteur. Le site des Perrières possède un ensemble de cavités unique en Europe, tant par leurs formes que par la superficie qu’elles couvrent.

    Avec le Mystère des Faluns, le public découvre une histoire émouvante qui unit l’Homme et la pierre. On apprend notamment comment le travail et l’ingéniosité des Hommes ont permis au site de traverser l’Histoire, jusqu’à aujourd’hui.

     L’extraction du falun

    L’extraction du falun sur le site a débuté au 18ème siècle. Face à une demande croissante de matériaux de construction, les agriculteurs vont endosser une autre profession, celle de carrier. Chaque famille pouvait ainsi améliorer son ordinaire. Ces « agri-carriers » inventèrent une méthode particulièrement ingénieuse, afin d’extraire la roche sans supprimer leurs champs en surface. Aux Perrières, ils creusent une tranchée d’un mètre de large sur plusieurs mètres de long après avoir mis de côté la terre arable. Par la suite l’ouvrier descend en évasant et donne ainsi une forme de bouteille à la carrière et cela jusqu’à la nappe phréatique à environ 20 mètres de profondeur. La forme inspira les Douessins qui nommèrent les caves « Cathédrales ».

    L’extraction du falun se faisait durant l’hiver, le fermier pouvait alors continuer de cultiver son champ aux beaux jours. Dans les années 1760 l’activité se faisait en famille, entre père et fils, frères, voisins, amis. Au fil du temps la méthode s’est professionnalisée et certaines familles en ont fait leur spécialité. Les visiteurs pourront lire les noms que ces familles ont pris le temps de graver dans les caves : Borne, Douette ou Beausse. Comme des artistes les carriers ont signé leurs œuvres, laissant ainsi le témoignage d’un métier particulièrement difficile. En effet, on descendait dans les caves munis de lampe à huile ou à carbure, le long d’échelles en bois posées en quinconce pour atteindre le sol, le tout chaussé de sabots.

    L’extraction du falun prit fin avec l’apogée du béton, vers la fin des années 1920, début des années 1930.

    Des habitations

    Au 18ème siècle, tous les habitants du quartier des Perrières résident en caves. Bien meilleur marché qu’un logement construit en aérien avec une meilleure isolation, elles nécessitent peu de mobilier et présentent un risque bien moins élevé d’incendie. La plupart des habitations troglodytiques ont leur façade au sud afin d’obtenir un maximum de luminosité. Des cheminées sont construites pour chauffer, pour cuisiner mais aussi pour ventiler le foyer. Des puits sont construits sur deux niveaux permettant de puiser l’eau de la nappe phréatique pour l’habitation (au 1er niveau) et pour le jardin (au 2ème niveau). La végétation sur le toit terrasse du troglo est soigneusement entretenue (iris, millepertuis, genêts, lilas…). Cette couverture végétale limite les infiltrations d’eau de pluie. Un potager y était souvent entretenu. Ce qui a très longtemps fait dire aux Douessins qu’ils montaient au jardin chercher leurs légumes. Souvent invisible et mystérieux, le quartier fut également appelé « les champs fumants » puisque seules les cheminées visibles de la rue perçaient l’horizon.

     

    Les champignonnistes

    La culture du champignon de Paris s’installe à Doué-la-Fontaine à partir de la seconde moitié du 20ème siècle juste après la fermeture des dernières carrières. La grande carrie ou carrière à ciel ouvert qui avait accueilli un immense verger et un atelier de distillation sera transformée en parking. Les champignonnistes achetèrent ou louèrent les caves et percèrent des communications entre les différents réseaux. La température des caves quasi constante, l’obscurité et un taux d’hygrométrie élevé permirent à la région d’être longtemps le 1er producteur de champignons de Paris de France.

    La culture du champignon aux Perrières s’est arrêtée en 1981. Les caves de tuffeau furent préférées car elles étaient moins hautes. On retrouve encore beaucoup de traces laissées par les champignonnistes : la couleur bleue verte sur les parois par endroit est due au sulfate de cuivre que badigeonnaient les champignonnistes pour éviter les parasites provenant de la roche et pouvant altérer les champignons de couche. Après le départ des champignonnistes, de nombreuses caves furent laissées à l’abandon ou pire servirent de décharges. Ces carrières de pierre « Pierrières devenues Perrières », tour à tour, cachettes ou prisons, habitations et champignonnières entrent dans une nouvelle ère. Aujourd’hui, les lieux resplendissent à travers la scénographie, le Mystère des Faluns, imaginée par les scénographes de Lucie Lom.

    Zoom sur la scénographie Le Mystère des Faluns

    Dès l’entrée dans les caves la magie opère. Le visiteur est immédiatement envoûté par ces caves magistrales de près de 20 m de haut où l’histoire se dessine sur les murs. Au fil des galeries on croise requins, oursins et raies mantas, ici des méduses planent au-dessus de nos têtes, là on traverse une forêt tropicale du Miocène habitée par des singes malicieux. Plus loin, nos pas nous mènent vers l’expérience insolite de traverser un squelette de baleine. Enfin on entend les carriers qui nous témoignent de leur difficile métier. Les 5 sens en éveil, les visiteurs petits ou grands seront à coup sûr émerveillés par ce voyage captivant hors du temps entre terre et mer, passé et présent, rêve et science.

    Et demain ?

    À travers les siècles, l’Homme a toujours su trouver de belles idées pour garder ces caves en état, et même les transcender. Aujourd’hui, le Mystère des Faluns occupe entre 50 et 60 caves du site, il en reste encore 450 non occupées. Ces caves en falun ne craignent pas le froid, elles sont stables avec une température moyenne toute l’année autour de 13°. Alors les idées les plus folles germent ici et là : accueil idéal pour un data center grâce au refroidissement naturel ; installation d’un accrobranche ouvert toute l’année dans un cadre absolument phénoménal… bref tout est possible. La communauté de communes est ouverte à tous les projets, peut-être même les plus fous, pour maintenir de la vie dans ce site témoin d’une histoire richissime de plus de 10 millions d’années… et qui entend bien ne pas s’arrêter là !

     

    Côté pratique

    Horaires 2017

    • Ouverture du 11 février au 14 juin : 10h-12h30 et 14h-18h tous les jours sauf le lundi (ouvert les jours fériés)
    • Du 15 juin au 14 septembre : de 10h à 19h tous les jours
    • Du 15 septembre au 05 novembre : 10h-12h30 et 14h-18h tous les jours sauf le lundi

    Le site et la scénographie sont entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite.

    Attention, la température est fraîche (12°C) dans les galeries, prévoir de quoi se couvrir.

    Possibilité de pique-niquer en extérieur.

    Site des Perrières 7 rue d’Anjou, Doué-la-Fontaine, 49700 Doué-en-Anjou Tél : 02 41 59 71 29

     

    Crédit photo : Jeff Rabillon, Terre de Pixels

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