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    Une loge maçonnique engagée à strasbourg ...

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    communiqué de presse

     

    Les Frères Réunis à Strasbourg,

    une loge maçonnique engagée

    15 octobre 2011 – 5 février 2012

    Musée Historique de la Ville de Strasbourg

     

     

    À l’occasion du 200e anniversaire de la fondation de la loge strasbourgeoise, le Musée Historique de la Ville de Strasbourg et les Frères Réunis ont souhaité faire découvrir la maçonnerie strasbourgeoise au XIXe siècle. L’exposition « Les Frères Réunis à Strasbourg, une loge maçonnique engagée »  permet au musée de présenter son important fonds maçonnique. Ces collections, constituées  de  mobiliers de temple, de tabliers, cordons, et bijoux maçonniques, ainsi que de patentes, tableaux de loges et ouvrages édités par les francs-maçons,   témoignent de l'importance et du dynamisme  de la vie maçonnique à Strasbourg au XIXe siècle. L'exposition s'articule autour de deux questions : - qu'est-ce qu'une loge maçonnique ? - qu'ont réalisé les Frères Réunis à Strasbourg ?

     

    À l’initiative et avec l’aide des Frères Réunis un temple maçonnique est reconstitué au sein de l’exposition, dans lequel sont présentés des pièces de mobilier anciennes mais aussi quelques éléments décoratifs. Le Fonds Gerschel riche en vêtements, bijoux et patentes diverses permet ensuite d’évoquer rites et grades dans la maçonnerie.

    Grâce également au fonds du Musée Historique ainsi qu’à quelques prêts extérieurs provenant des Archives de la Ville, de la Médiathèque Malraux, plusieurs documents permettent de rappeler le foisonnement de loges existant à Strasbourg depuis 1743 ainsi qu’un certain nombre de personnalités connues comme La Fayette, qui a participé à la bataille de Yorktown ou le chevalier Pierre d’Isnard (1727-1807), graveur devenu militaire, réputé pour ses planches de petits soldats, ou encore Maximilien Deux Ponts, le maire de Dietrich, l’imprimeur strasbourgeois Gustave Silbermann, l’illustrateur et bibliothécaire Frédéric Piton  etc.

     

    Au-delà c’est l’engagement des Frères Réunis dans la ville et ailleurs qui est présenté à travers les comptes-rendus de la Revue maçonnique Erwinia. En effet l’idéal d’entraide  des francs-maçons s’est traduit en aidant veuves et orphelins, mais aussi en organisant une école d’adultes gratuite à Strasbourg à partir de 1843 puis à partir de 1866 en participant à la création de la ligue de l’enseignement avec Jean Macé qui était membre honoraire des Frères Réunis, et s’est engagé en faveur d’un enseignement gratuit et obligatoire.

     

    Longtemps et en particulier à cause de l’Abbé Grandidier, on a cru que les loges maçonniques avaient des liens avec les loges de cathédrales notamment à travers la loge de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg. L’exposition évoque les fêtes organisées en 1845 en l’honneur d’Erwin de Steinbach, architecte à qui l’on attribuait la construction de la Cathédrale de Strasbourg,  fêtes dont l’objectif était de rappeler les liens mythiques entre la maçonnerie spéculative et la maçonnerie opérative,  mais aussi de rapprocher les francs-maçons allemands et français. Enfin les francs-maçons strasbourgeois s’engagent politiquement du côté des républicains et des révolutionnaires allemands et polonais dans les années 1830 et jusqu'en 1848. On trouve des francs-maçons notamment dans la Garde nationale, (qui a souvent servi d’expression d'opposition au régime à Strasbourg), parmi les rédacteurs (Auguste Schneegans, Charles Boersch) du Courrier du Bas-Rhin journal républicain par excellence dont le propriétaire était Gustave Silbermann, ou encore au sein du Démocrate du Rhin animé par le républicain Jean-Jacques Boersch.

     

    Après l’annexion de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, les Frères Réunis refusent de se mettre sous l'autorité des loges allemandes et se mettent en sommeil en 1872.  Après 1870 trois membres des Frères Réunis, ainsi que Jean Macé s’affilient à la loge Alsace-Lorraine fondée à Paris. Elle  devait défendre la mémoire des provinces perdues et compte parmi ses membres le sculpteur  Bartholdi, Gambetta, Joffre etc. Dans le même temps deux loges allemandes sont créées à Strasbourg  et  Guillaume II fait construire la loge de la rue Joffre qui sert aujourd'hui encore de temple maçonnique.

     

    En marge de l'exposition, un parcours au sein des collections permanentes met en exergue un certain nombre de personnalités maçonniques: Kellermann, Rouget de l'Isle, de Dietrich, le fondeur de cloche Edel, David d’Angers,  Maximilien Deux Ponts etc...

    Un parcours en ville organisé avec l'Office du Tourisme permet également de suivre les traces maçonniques à Strasbourg.

     

    Un catalogue est édité à cette occasion par ID.Edition avec le partenariat des Frères Réunis, l’aide du Musée de la Franc-maçonnerie à Paris et celle de l’IRDERM (Institut Rhénan d’Etudes et de Recherches Maçonniques).

     

    Commissariat :

    Monique Fuchs, conservatrice du Musée Historique de la Ville de Strasbourg avec Olivia Eller et Sylviane Hatterer, assistantes scientifiques, Eric Burst président de l’IRDERM à Colmar, Pierre Mollier et Eloïse Auffret du Musée de la Franc-Maçonnerie à Paris, ainsi que des membres de la loge des Frères Réunis.

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