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    Voyages d'artistes...

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    Voyage en Italie à travers la peinture...

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    voyage à Venise expo Karlsruhe juillet sept 10.JPG

    Viaggio in Italia. Voyages d‘artistes 1770-1880

    Du 11 septembre au 28 novembre 2010

     ***

    Staatliche Kunsthalle Karlsruhe,

    Hans-Thoma-Strasse 2-6,

     D-76133 Karlsruhe

    Les voyages d’artistes vers l’Italie sont représentés dans les collections de la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe à travers une immense profusion d‘œuvres, parmi lesquelles on a opéré une sélection pour la première fois.

    L’exposition « Viaggio in Italia.

    Voyages d‘artistes 1770-1880 »

    rassemble plus de 150 esquisses et dessins, aquarelles et études à l‘huile, mais aussi des cartons grand format ainsi que des peintures et des gravures.

    Avant tout, Rome jouait le rôle actif de centre artistique et intellectuel international qui permettait à des peintres, architectes et sculpteurs de toute l’Europe de se côtoyer et d‘échanger.

     Ainsi, l’exposition réunit notamment, et entre beaucoup d’autres, des œuvres de :

    • Jean-Honoré Fragonard,
    • Joseph Anton Koch,
    •  Bertel Thorvaldsen,
    •  Julius Schnorr von Carolsfeld,
    • Carl Blechen,
    •  Camille Corot,
    • Johann Wilhelm Schirmer,
    •  Arnold Böcklin et
    •  Anselm Feuerbach.

     

    Le prélude de l’exposition qui met l’accent sur lethème du paysage  propose une petite sélection d’œuvres d’artistes français tels que :

    • Claude Lorrain,
    • Hubert Robert et
    •  Jean-Honoré Fragonard.

    Sur les traces du Lorrain, les jeunes pensionnaires de l’Académie de France à Rome sillonnèrent la campagne pour y dessiner.

    Des artistes comme Jean-Honoré Fragonard ne recherchaient pas une nature sauvage et préservée mais au contraire une nature domestiquée, devenue coulisse de scènes amoureuses ou mondaines. Les travaux français sont mis en résonnance avec ceux des artistes allemands parmi lesquels on pourra citer Jakob Philipp Hackert, Wilhelm Friedrich Gmelin et Joseph Anton Koch, pour qui l’Italie est avant tout source d’inspiration pour ses hauts-lieux historiques et sa tradition de paysage classique.

     Il leur manquait le point d’attache et d’accroche d’une académie.

    Cependant, ils nouèrent des liens isolés avec leurs collègues français et fondèrent leurs propres cercles dans lesquels ils cultivèrent les échanges artistiques.

     

    La nature intéressait, par la diversité de ses formes, des artistes stimulés par l’évolution de la recherche dans le domaine des sciences naturelles.

    Cascades, grottes et massifs rocheux font partie des thèmes de prédilection étudiés au cours d’explorations détaillées. À partir d’observation de détails ont été composés des paysages constituant un tout harmonieux et idéal.

    Cette présentation de dessins et peintures sera complétée par une série de gravures qui attestent du succès étendu des motifs paysagers et de leur réception.

     

    Parallèlement au contact avec la nature et l’Antiquité en Italie, les artistes appartenant au cercle des Nazaréens se laissèrent inspirer par la peinture italienne de la première Renaissance.

    Des thèmes littéraires telles les épopées de l’Arioste furent évoqués dans des cartons de grand format qui servaient d’études à des fresques et n’ont été acquis que quelques années avant l’ouverture de la Kunsthalle de Karlsruhe.

    Conjointement apparurent – et c’est une part importante de leur production – des motifs chrétiens renouvelés qui s’exprimèrent en compositions intériorisées et profondément religieuses dont les travaux de Marie Ellenrieder et Johann Friedrich Overbeck attestent de manière exemplaire.

     

    Autour de 1830, le regard sur la nature évolue.

     Les aquarelles et dessins de Carl Blechen ou Ernst Fries reflètent les facettes de cette approche des mille et un aspects du paysage et la recherche d’une transposition picturale de la lumière méridionale.

     Grâce au crayon, à l’aquarelle ou à l’huile, les impressions ressenties devant le motif sont immédiatement appréhendées.

    Ainsi, un tronc d’arbre noueux fascinera tout autant que les ruines d’un temple antique ou un ravin impressionnant.

    Pour Ernst Fries comme pour son collègue français Camille Corot rencontré en Italie, ces études réalisées sur le motif serviront à créer plus tard, une fois de retour, des œuvres abouties.

     

    En plus de leur intérêt pour le paysage pur, les regards de ces artistes itinérants se dirigent inlassablement vers la vie quotidienne à la campagne des Italiens.

    Les costumes locaux colorés et chatoyants furent étudiés en détail et aboutirent à des représentations idéalisées évoquant une vie apparemment insouciante sous le soleil du Sud. Pendant que de nombreux artistes cherchaient l’anecdote dans ce type de représentations, le remarquable portraitiste Franz Xaver Winterhalter modela trois figures féminines incarnant la beauté et la jeunesse.

    Quant au romantique tardif Anselm Feuerbach, il idéalisa sa compagne Nanna Risi en une figure monumentale noble comme l’antique.

    Une continuation et une évolution de cette tradition du paysage peuvent être observées dans le travail de Johann Wilhelm Schirmer, qui voyagea autour de 1839/1840 en Italie. En quête de motifs inédits, il se mit à dessiner et peindre en plein air.

    Cela dit, ses travaux ne communiquent pas nécessairement la sensation de restitution spontanée de la nature.

    Plusieurs de ses études à l’huile ont été conçues sur le long cours et ont été l’objet de plusieurs versions.

    En tant que premier directeur de l’académie de Karlsruhe, son enthousiasme pour l’Italie influença durablement toute la génération suivante.

    Aux groupes d’artistes que son style inspira appartient – et non des moindres – Arnold Böcklin, pour qui l’Italie fut une expérience particulièrement féconde.

    Pour la jeune génération d’artistes dont font partie Emil Lugo tout comme Edmund Kanoldt, la peinture de paysage des décennies antérieures continua de demeurer un exemple obligatoire et incontournable.

    Une section spéciale est consacrée aux architectes de Karlsruhe qui voyagèrent en Italie où ils ne se contentèrent pas d’étudier des bâtiments mais créèrent également des scènes pittoresques.

    Cette gamme étendue englobe Friedrich Weinbrenner qui influença la physionomie de la ville de Karlsruhe vers 1800 de manière décisive, mais aussi Josef Durm, dont l’intérêt se déplaça des formes claires de l’antique vers l’exubérance décorative des maniéristes.

     

    L’exposition de Karlsruhe puise dans un fonds constitué originellement par la maison princière de Bade.

    C’est avant tout le fait du grand-duc Leopold, qui se rendit en Italie alors qu’il était jeune homme ; il promut des artistes, accorda des bourses de voyage et fit l’acquisition des œuvres représentant des motifs italiens.

    En sa qualité de commanditaire de la Kunsthalle de Karlsruhe, Leopold choisit, en la personne de Heinrich Hübsch, un architecte dont la conception architecturale avait été marquée par de l’art de construire à l’italienne.

    Le bâtiment est ainsi le cadre idéal pour abriter et suivre à la trace la nostalgie et la fascination de l’Italie.

     

    Un catalogue (en langue allemande) est édité à l’occasion de l’exposition avec des contributions de:

    •  Werner Busch,
    • Regine Hess,
    • Siegmar Holsten,
    • Holger Jacob-Friesen,
    • Astrid Reuter,
    •  Steffi Roettgen,
    •  Dorit Schäfer,
    •  F. Carlo Schmid,
    •  Ulrich Maximilian Schumann et
    •  Kathrin Wranek.

    Il est composé de quelque 330 pages avec des illustrations de haute qualité pour la plupart en couleurs

    au prix de 30 euros environ.

    Un programme très varié et étendu de manifestations accompagne l’exposition.

    Il comprend :

    • un « Dimanche italien » avec des activités pour toute la famille,
    • une série de conférences,
    •  des lectures avec Ingo Schulze et Klaus Wagenbach en collaboration avec la société littéraire de la librairie Stephanus,
    •  deux concerts, sans oublier
    •  un programme de films proposés par la Cinémathèque de Karlsruhe.

    Vernissage :

     Vendredi, 10 septembre 2010,

    à 19h00

     Informations pratiques

    Viaggio in Italia. Voyages d’artistes 1770-1880

    Du 11.09 au 28.11.2010

    Staatliche Kunsthalle Karlsruhe

     

    D-76133 Karlsruhe

     et de la Cour constitutionnelle)

    Tél. : + 49 (0)721 / 926 33 59

    E-mail :

    info@kunsthalle-karlsruhe.de

    SITE INTERNET:

    www.kunsthalle-karlsruhe.de

    Commissaire de l’exposition :

    Madame Astrid Reuter,

    conservatrice au Cabinet des estampes de la Staatliche Kunsthalle Karlsruhe

    Horaires d’ouverture :

    Du mardi au vendredi :

    10h-17h

    Samedi et dimanche, jours fériés :

    10h-18h

    Prix d’entrée :

    Plein tarif :

    6,00 €

    Tarif réduit :

    4,00 €

    Carte famille* :

    10.00 €

     

    Entrée gratuite

    •  pour les détenteurs du Pass musées,
    • enfants et
    •  élèves (lycéens, collégiens)

    Autour de l’exposition

    Visites guidées publiques :

    En langue française :

    Tous les samedis à 14h30

    En allemand :

    Samedi et dimanche à 15h

     

    Tarif :

    2,00 €

    Visites guidées pour groupes :

     En langue allemande et française, sur réservation

    Tél. :

    + 49 (0)721 / 926 3370

    (permanence l’après-midi)

    Dimanche italien :

    Dimanche, 26 septembre 2010, de 11h à 18h

    • Lecture,
    • concert,
    • visites guidées,
    •  dégustations culinaires dans la cour du musée,
    • activités pour toute la famille.

     Entrée libre !

     

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